Si vous prenez le temps d’observer chaque jour le dialogue interne que vous entretenez avec vous-même, vous vous apercevrez que 90% du temps il est négatif et tissé de doutes.
Vous doutez entre deux activités et vous doutez lorsque vous faites quelque chose ; en gros, vous doutez sans cesse. Cela peut être une bonne chose si vous aimez vous poser mille et une questions et perdre votre temps à passer la moindre chose au crible de votre critique intérieur. Si ce n’est pas le cas, on peut utiliser tout ce temps et cette énergie passés à douter en faisant avancer un projet. Au lieu de perdre une demi-heure de votre vie à vous lamentez, vous pouvez écrire. Au lieu de soupirer toute un après-midi que vous ne vous sentez pas « d’humeur » pour écrire, vous pourriez utiliser ce temps à creuser vos idées, à jeter des mots sur le papier sans prétention, juste pour jouer, chercher des rimes, écrire des paragraphes à l’emporte pièce. Certes, ça ne vous donnera pas votre futur roman, mais cela vous fera passer à autre chose et au final, vous aurez peut-être un début de texte ou une nouvelle.
Ces moments d’écriture peuvent aussi vous servir à vous « vider », à la manière d’un journal. Au lieu de ruminer vos pensées, vous les mettez sur papier et puis vous les oubliez. Chaque moment, chaque instant est le bon moment pour vous mettre à écrire. Faites-le sans vous mettre la pression, juste parce que là, maintenant, vous n’avez finalement rien de mieux à faire et que broyer du noir ne vous tente pas plus que cela.